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Chroniques de l’Entourage invisible (1)

  • il y a 1 jour
  • 1 min de lecture

Ce que le soin fait aux proches.


La première tribune parlait de la place fragile de l’entourage en psychiatrie et en addictologie.

Je voudrais ici prolonger la réflexion, autrement.

Car le problème ne se limite pas à une question de statut — proche aidant ou tiers extérieur.

Il touche à quelque chose de plus profond.

Le comportement systémique du soin formate la façon de penser des proches.

Il conditionne leur ressenti, étaye l’impuissance et nourrit la culpabilité.

Les mises à distance répétées, les silences, les principes de précaution appliqués sans médiation ne sont pas neutres. Ils façonnent une image du proche :

  • pour lui-même,

  • pour la personne malade,

  • pour la famille,

  • pour les pairs,

  • et sans doute pour la société dans son ensemble.

À force d’être tenu à distance, le proche finit par douter de sa place. À force d’être suspecté, il intègre parfois l’idée qu’il est un problème.

Ce n’est pas une faiblesse individuelle. C’est un effet de système.

Dans les parcours d’addiction — et plus encore lorsque l’alcool est en jeu — ce mécanisme est renforcé par une histoire lourde de stigmatisation. Le soupçon ne porte pas seulement sur la personne malade, mais aussi sur ceux qui l’entourent.

Ce fil n’a pas vocation à accuser.

Il vise à décrire, nommer et rendre visible ce qui reste souvent diffus, mais profondément structurant.

Je continuerai ici à explorer ces effets collatéraux du soin, du point de vue de l’entourage.

👉 À suivre.


 
 
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