Addictions et troubles psychiatriques

Ci-dessous mon commentaire au visionnage du replay de la journée Je n'ai pas osé m'inscrire pour participer à cette journée, conscient que ma volonté d'éclairer d'une lumière crue et factuelle cette "spirale infernale " et le silence qui l'accompagne, n'a rien de professionnelle.

Dans toute ma démarche de témoignage :

Au travers de mon site https://www.fh3g.net/ .

Au travers des articles que j'ai pu faire paraitre dans la presse locale, professionnelle et sur différents sites (cf mon site)

Au travers de mes mails (parfois sans-doute assez maladroits) Au travers de mes tweets : #DireLesMauxSoigne

Au travers de mon engagement dans diverses associations

J'essaye de dire la réalité, le ressenti, l'insécurité et la souffrance individuelle et familiale de ce parcours.

Je le fais pour supporter et soigner mon traumatisme d'aidant tenu à l'écart. Je le fais aussi et surtout pour mettre en évidence les pertes de chances et contribuer à les éviter à d'autres familles, d'autres enfants, d'autres usagers.


Je me félicite de la volonté d'avancer, et des nombreuses initiatives d’accompagnement, de coordination, et de travail que j'entends aujourd'hui.


Mais il faut dénoncer la réalité du manque de moyens, de l'insuffisance capacitaire des structures, de l'absence de coordination, et encore souvent le manque de réelle volonté collaborative des responsabilités médicales.

Le manque aussi de dialogue et d'évaluation concertée de nos projets de vie individuels et familiaux, de notre volonté et de notre capacité d'implication pour être aidant.


A vous entendre évoquer ces procédures d'exclusions immédiates pour consommation, je ne peux que revivre ma détresse le samedi soir où ce SSR m'a appeler en tant que personne à prévenir pour m'informer en ces termes : "votre femme à consommer demain elle est mise au train" (à 2 jours de la fin des 3 mois de la postcure) et la justification du lendemain en réponse à mon inquiétude avant son départ (500 Km seule au volant de sa voiture) : "Son alcootest est négatif, l'établissement est couvert, elle part" et contrairement à vous je ne suis pas certain que cela soit partout du passé.


Pour conclure : J'étais son compagnon aidant et je suis un usager engagé pour, comme le recommande l'HAS, faire évoluer le rapport de pouvoir entre le public et les professionnels.

Je veux citer ici ces mots du Pr Michel Reynaud :

"Les associations d'entraide accompagnent, soutiennent, entourent et soignent. Elles doivent continuer cette œuvre admirable, (...) et surtout s'impliquer dans le débat public et peser sur les politiques de santé."

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