Le silence distribue les rôles : pourquoi tu m’as fait ça ?

May 30, 2019

Les étiquettes : Co-dépendant, co-alcoolique, impuissant à l’aider, incapable de changement, complice.

Les injonctions : Protégez-vous, protégez vos enfants, ne les transformez pas en sentinelles, vivez normalement, attention à ne pas la remplacer dans son rôle de mère.

Les mauvais rôles assumés par défaut :

La convaincre d’accepter les hospitalisations et par défaut signer ces privations de liberté et en porter toute la responsabilité à ses yeux.

« Tu sais ils m’ont attachée et je me suis réveillée enfermée, observée derrière une vitre. C’est toi qui m’as envoyé ici, je m’en souviendrai toute ma vie, pourquoi tu m’as fait ça »

Le plus insoutenable de cette situation : pas un seul rendez vous conjoint pour lui expliquer en ma présence mon recours à ces procédures, j’ai seulement reçu les courriers du tribunal.

Assurer sa sécurité, la maintenir en vie.

J’ai sans exception vidé toutes les bouteilles que j’ai trouvées. Ne vous trompez pas je le faisais sans aucune illusion, pas pour l’empêcher de boire, non juste pour lui sauver la vie.

Combien de fois j’ai appelé les services d’urgences je ne sais plus vraiment, mais je sais toutes ces nuits où j’ai veillé à sa respiration.

Et comme information sur ses traitements je n’avais que la couleur des triangles sur les boites.

« En l’absence d’urgences psychiatriques nous ne pouvons rien faire, vous devez la convaincre de se présenter aux urgences ». C’est la seule réponse que j’ai obtenu du CMPS à mes signalements de détresse.

Fabienne tu ne conduiras plus. C’est encore moi et moi si seul.

Fabienne soit réaliste tu n’es pas en capacité de reprendre le travail toujours moi sans concertation.

Les réalités de la médecine de parcours :

« Votre femme s’est alcoolisée, elle a rompu son contrat, demain elle est mise au train. Elle est venue en voiture ? ah cela ne change rien, son alcootest est négatif, l’établissement (SSR alcoologie) est couvert elle part. »

Fabienne se présentait en hôpital de jour alcoolisée à plus de 2 grammes. Les soignants la laissaient se reposer puis la déposaient devant notre domicile et je n’en ai jamais rien su sur le moment.

Elle n’avait pas désigné de personne de confiance. Cela explique tout ?

Pour initier ce grand changement de paradigme   commencez donc par nous donner des temps de paroles en pleine lumière.

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