Vous n’y pouvez rien

August 14, 2018

Un écrit qui sera peut-être publié pour faire bouger les lignes ou une idée pour un dossier de fond 
Ceci n'est rien d'autre que mon ressenti. Je suis conscient que chaque parcours est différent et que dans beaucoup de situations la prise de distance est une nécessité. 
Moi par amour je suis resté à ses côtés, j'ai tenté de faire savoir que j'étais là et je veux aujourd’hui témoigner de l'impossibilité d'être considéré comme aidant dans ces parcours de soins.
Savoir qu'il est possible de se rendre utile tout au long du parcours serait pour beaucoup je pense une note d'espoir 

Les thérapies conjugales, familiales et en réseau

 La dépendance à l'alcool met souvent à mal les relations conjugales. Une intervention auprès du partenaire ou une prise en charge du couple pourrait permettre d’améliorer la compliance* au traitement. Sur le plan familial, les relations entre le sujet dépendant et ses proches sont en général complexes. Les sentiments ambivalents et souvent contradictoires de l’entourage peuvent être exprimés au cours de thérapies familiales dont l’efficacité sur le maintien de l’abstinence a été démontrée.

La thérapie "en réseau" est la formalisation récente d'un principe bien connu empiriquement et dans l'approche systémique : 

La participation active de l'entourage de la personne dépendante augmenterait les chances d'obtenir un changement durable de comportement.                                                       

source : stop-alcool.ch

 *compliance : notion d'observance en pharmacotherapie.

Tant de pages décrivent avec une expertise clinique indéniable notre codépendance et notre impuissance, je n’en ai trouvé aucune qui nous propose de nous co-soignés et de nous considérer comme un partenaire utile à soutenir la démarche de soins.

Nous pourrions débattre de l’absence de telles propositions dans l’offre de soin aujourd’hui en France.

Cette idée si communément admise, cette phrase répétée à l’envie :

« Vous n’y pouvez rien »

La métaphore qu’elle m’inspire c’est celle de ce coin en bois que les bûcherons enfonçaient dans les souches. Les coups portés en cadence : ces injonctions sans moyens « protégez-vous » « protégez vos enfants » « ne les transformés pas en sentinelle » « vivez normalement ». L’humidité entretenue pour faire gonfler le bois : le silence des médecins, le maintien à distance, l’absence de dialogue. A la fin tout comme la souche le couple éclate.

Est-ce uniquement lié comme on le lit souvent à l’apparition de l’alcool ou bien existe il peut-être un biais dans l’analyse des experts ?

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Et en l’empêchant de prendre ses clés, jamais je n’ai pu lui dire : Rappelle-toi ce que nous ont dit les médecins.

Prescripteurs anti-démarrages.

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